La data au sein de l’expo Artistes et Robots

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En ce moment, j’essaie de m’inspirer des visites et lectures liées à l’Intelligence Artificielle pour tenter d’évaluer quelle est la part que joue la Data dans le processus d’innovation et spécifiquement dans le domaine de l’Intelligence Artificielle.

Dans ce cadre, je suis allée voir l’exposition « Artistes et Robots » au Grand Palais et 3 œuvres ont particulièrement retenu mon attention :.

Data.Tron de Ryoji Ikeda. Ce que j’aime : la représentation de l’immensité des données, mais aussi l’apaisement qu’inspire cette oeuvre, qui contraste avec les caractères ultra-rapides et instantanés  que l’on confère aux données aujourd’hui.

Reflexao 2 de Raquel Kogan. Ce que j’aime : une oeuvre immersive qui représente de façon très juste l’avalanche de données à laquelle nous devons faire face quotidiennement. J’ai noté qu’en faisant un pas sur le coté, en se situant juste en dessous du retro-projecteur, le visiteur peut avoir un point de vue sur l’ensemble des données. Prendre du recul, épouser un point de vue particulier permet d’appréhender les données comme un ensemble.

Spam Scape de Pascal Dombis. Ce que j’aime : le  cote « indescriptible » des messages et le paradoxe : alors qu’ils veulent attirer l’attention de l’internaute, les spams produisent l’effet inverse : c’est surtout une masse inintelligible qui est représentée. Mais là encore, en analysant cette masse en se déplaçant et en cherchant un point de vue, on arrive à distinguer des bouts de messages.

 

 

 

 

 

 

Enfin, j’ai remarqué que les data dans notre quotidien sont surtout présentées dans la seconde partie de l’exposition, « L’Oeuvre programmée » (entre la première partie « La machine à créer » et la dernier partie « Le Robot s’émancipe »). La matière disparaît et laisse place au logiciel, au programme, qui révèle et sublime la donnée.

Lien vers l’exposition Artistes et Robots au Grand Palais. 

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IA and Has been applicative information

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En ce moment, l’Intelligence artificielle est largement décryptée et expliquée, notamment à travers la dimension « information » de l’IA. Régulièrement, je constate que certaines applications d’intelligence artificielle étaient déjà à l’ordre du jour lorsque j’étudiais la documentation d’entreprise en 2003 (il y a 15 ans donc !). Par exemple, Text Mining et Data Mining étaient des métiers un peu has been, avec des bases de données structurées (rigides memes ? ) et des technologies un peu 80’s. Des applications quelque part, sombres mais pleines de promesses et de valeurs:). Car aujourd’hui, la dimension applicative de « information » connait un essort remarquable avec l’IA.

Par exemple, dans la section « Et vous que cherchez vous? » du hors série Libération France Inter « voyage au coeur de l’intelligence artificielle », on lit que Dorian « développe un systeme d’extraction d’information pour aider les scientifiques ou les juristes à trouver des sujets qui les intéressent dans de larges volumes de texte », ou que Piotr developpe « une bibliothèque logicielle qui analyse en quelques secondes des textes tels que des avis d’internautes en ligne ». .

Ces application existent depuis des années, alors pourquoi une recrudscence aujourdhui ? Je ne sais plus ou j’ai lu cela – ni qui l’a dit 🙂 – mais j’ai trouvé très juste; à la questions pourquoi un tel essort aujourdhui ? la réponse : parce qu’aujourdhui, ca marche. Entendre : ca marche beaucoup plus vite.

Contextes

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En ce moment, je lis le hors série de Libération et France Inter sur l’Intelligence Artificielle.

Un des enjeux de l’Intelligence Artificielle est de surmonter les « biais » que les jeux de données peuvent induire. En effet, les machines doivent se baser sur des données objectives surtout si elles sont auto-apprenantes, au risque d’empirer le biais qu’on leur a donné. Ces machines apprennent à partir de données, et ne sont pas en mesure d’apprendre à partir d’un contexte qui ne leur aurait pas été communiqué au préalable.

Cela me fait penser à un discours d ‘ Yves Morieux qui soulignait que les salariés agissent dans un contexte donné. Ils sont amenés à reporter des deadlines, adapter un discours, prendre des decisions, faire appel à une personne tierce….. en somme, en permanence à s’adapter au contexte dans lequel ils travaillent.

Automatiser, libérer, responsabiliser, faire exécuter, contrebalancer….. Jouer avec les contextes est peut-être un des prochains enjeux majeurs auxquels devront faire face les professionnels et les entreprises. On pourrait peut-être même appeler cela l’intelligence des contextes :).

Il y a un an … freelance. Bilan à main levée.

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Il y a juste un an, je signai mon premier contrat en tant qu’indépendante. Une aventure professionnelle formidable, pendant laquelle j’ai pu concrètement mener des projets, de la négociation des contrats, à la livraison des études stratégiques en passant par la définition des besoins, la conception des études, la mise en place des outils, la production de l’analyse.

J’ai énormément appris de cette expérience, car travailler seul, c’est se remettre en question en permanence, s’interroger sur les meilleurs choix pour satisfaire son client. C’est aussi mener à bout de bras des projets, sans cadre prédéfini, sans filet. C’est aussi découvrir d’autres façons de travailler, avec ses clients. Comprendre leur fonctionnement, leurs objectifs même les non-dits. C’est écouter, analyser. Quelque part, je le faisais déjà dans mon ancien boulot, mais être indépendante, c’est faire des choix seul, prendre confiance en soi, définir un but précis pour la mission, dans une relation exclusive et privilégiée.

J’ai eu la chance de travailler avec des agences traditionnelles de RP, de communication digitales et d’instituts d’études, j’ai pu confronter mes propres méthodologies à des problématiques nouvelles. C’est apprendre des fonctionnements différents, s’adapter, faire preuve de souplesse, de compréhension, d’écoute, et établir une relation de confiance.

Etre indépendante, c’est aussi compter sur le bouche-à-oreilles, sur son réseau. C’est prendre le temps de découvrir de nouveaux professionnels, écouter des experts lors de conférences, les interroger, leurs demander d’apprendre d’eux. Se faire connaître, renouveler en permanence ses connaissance, aiguiser sa curiosité. Prendre le temps de participer à des salons, découvrir, faire connaissance, discuter, confronter ses points de vue.

C’est aussi découvrir les joies de l’ACCRE, de l’URSSAFF, du RSI, des différents régimes d’indépendants, de l’obscure administration. C’est déclarer son chiffre d’affaire, payer des charges, comprendre le fonctionnement global d’une entreprise, les codes NAF, les SIRET et SIREN. Chef d’entreprise, c’est consacrer un certain temps de son activité à l’administratif.

Cette année est passé à vitesse grand V. Ce fut un enrichissement permanent, j’ai appris 1000 choses, je remercie les clients qui m’ont fait confiance, les personnes de mon entourage professionnel qui m’ont entourée, encouragée et soutenue !

Aujourd’hui, une nouvelle aventure professionnelle s’ouvre à moi. Ravie, encore, de pouvoir allier information professionnelle, technologie et innovation.Et continuer à apprendre.

L’info pro. Data. Nouvelle donne.

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Je publie ici un billet que j’avais écrit il y a quelques mois suite à la participation au Salon Solutions en octobre 2014, mais qui me parait toujours d’actualité.

Embed from Getty ImagesNouvelle donne ces derniers temps dans le domaine de l’information professionnelle : la gestion des données ouvertes. Les données ouvertes, c’est ce formidable vivier d’information gratuite et en libre accès et qui, mine de rien, peut participer à l’élaboration de connaissances stratégiques.

L’utilisation des données ouvertes par les entreprises existe depuis plusieurs années, mais ces derniers temps, une nouvelle tendance a vu le jour – avec la mouvance des big data, open data, smart data, etc. La data, c’est le nouvel Or pour les entreprises.

J’avais pu, lors de ce salon, remarquer de nouveaux acteurs sur le marché, qui proposent leur service d’analyse et de capitalisation des informations. Simple mode autour de la data?

D’un coté, on pourrait penser que ces entreprises qui bâtissent leur business modèle autour de la valorisation des informations libres, ne sont que le renouvellement des agences de veille et d’intelligence économique qui fleurissaient il y a quelques années. La démocratisation de l’accès à l’information sonnait, quelque part, la fin d’un modèle d’entreprise basé sur la difficulté de l’accès à l’info.

D’un autre côté, les entreprises semblent être de plus en plus attentives à la valeur ajoutée que peuvent leur fournir l’analyse de ces informations. Car la facilité de l’accès à l’information a complexifié l’identification de l’info utile.

Quoiqu’il en soit, un nouveau marché, autour de l’exploitation des données ouvertes se dessine, l’enjeu de l’accès à l’information a évolué, le marché de l’information professionnelle se renouvelle…. et c’est tant mieux 🙂 !

Retour sur l’#influenceDay

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Comme dit dans mon précédent billet, l’InfluenceDay organisé par Veille Mag était riche en rencontres passionnantes et en échanges enrichissants. Si mon précédent billet était orienté influence, il me semble opportun de mentionner les interventions de qualité concernant la veille et l’opinion en ligne. 3 interventions ont retenu mon attention, notamment par le fait qu’elles illustrent l’importance de la veille au sein d’une stratégie d’influence et de communication.

emmanuelbloch_commdecriseTout d’abord, l’intervention d’Emmanuel Bloch, directeur de l’information stratégique chez Thales, sur les attaques réputationnelles. Auteur du livre Communication de crise et médias sociaux, il a livré une méthode pour définir les éléments de l’anticipation et la gestion des crises. Qui est attaqué ? par qui ? Quels sont les objectifs de l’attaque ? Quels sont les risques ? Autant d’éléments de réflexion avant de se lancer dans la réaction à la crise et la communication. J’ai particulièrement apprécié son discours sur les « leaks » d’une entreprise, à savoir les prises de paroles de salariés en ligne. Ces salariés qui, inconsciemment la plupart du temps, en s’exprimant sur les réseaux sociaux, peuvent révéler des éléments de la stratégie de l’entreprise et ainsi livrer des éléments forts aux concurrents, dévoiler des usages au sein même de l’entreprise, ou encore révéler des informations confidentielles. L’influence de la source de la crise, ou sa capacité à alerter sur un sujet, sont des éléments déterminants pour une propagation sur les réseaux sociaux. Une conclusion de choix pour E. Bloch : l’important, sur les réseaux sociaux, c’est de veiller et d’analyser. 

 

Ensuitesystran, l’atelier par Systran sur la veille multilingue. Le multilinguisme est un des enjeux fort pour les outils de veille aujourd’hui. Mondialisation oblige, les problématiques sont internationales, l’influence comme l’opinion sont des enjeux qui doivent être gérés par l’entreprise comme des données à s’approprier. Si l’anglais est une langue indispensable de nos jours, ces sont bien le chinois et l’indien qui deviendront demain les langues à maîtriser. Grace à la traduction automatique et aux progrès de la technologie, la compréhension d’un environnement global devient plus facile. Même si des doutes persistent quant à la capacité de traduction des outils en autonomie, ils sont une aide précieuse pour les veilleurs et traducteurs, ainsi que pour les salariés d’une entreprise qui dorénavant peuvent recevoir des newsletters multilingues. La traduction vocale en temps réel est même quasiment à notre portée ! Mon avis : une belle techno.

 

digimind_maires_de_france1Enfin, le baromètre mené par Digimind sur les maires influents en France a été présenté par Christophe Asselin. Lors de la présentation, j’ai surtout apprécié l’analyse qui a accompagné les résultats. En effet, au delà des données quantitatives liées aux comptes Twitter, aux pages Facebook ou encore au nombre de billets de blogs, l’étude porte un regard qualitatif sur l’activité des maires (cf. mon billet sur l’influence) Ainsi, des analyses qualitatives et sémantiques ont été ajoutées aux analyses quantitatives pour en déduire des « profils types », comme l' »adepte convaincue pour Anne Hidalgo », « le sage » pour Alain Juppé ou encore « le polémiste » pour Estrosi. L’idée de « profil type » est assez séduisante car il est clair que les comportements en ligne sont clés de la façon dont se construit l’influence. Autrement dit, les influences ne sont pas les mêmes, selon le positionnement éditorial (les sujets de discussion), leur capacité à intéresser les internautes (sujets municipaux VS nationaux), ou celle à susciter des débats.

Sur l’ (e) influence

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La semaine dernière a eu lieu l’influence Day, rendez-vous annuel organisé par Veille Mag sur l’influence.
La journée était composée de plusieurs conférences et tables rondes sur l’influence, abordant les sujets de l’opinion, l’identité, la veille, les territoires, les relations publiques et institutionnelles. Les intervenants étaient de qualité et les débats très enrichissants. Je n’ai pas pu aller à toutes les tables rondes mais j’ai sélectionné celles qui avaient le plus de rapport avec la veille et l’information  numérique globalement.

Deux réflexions sur le sujet.

La fin du débat sur la mesure de l’e-influence ? 

La veille et l’influence en ligne ont toujours été intimement liées, la veille permettant de détecter les influenceurs en ligne, grâce à des données quantitatives et l’usage voulait qu’on oubliait trop souvent les éléments qualitatifs. Mais le débat qui faisait rage il y a quelques années sur les paramètres de détection et de qualification des influenceurs, n’est plus. L’idée qu’un influenceur n’est influent qu’au sein de sa propre communauté a fait son chemin, en tous cas en ligne.

La conférence d’Augure à ce sujet l’a bien démontré, un influenceur se repère à partir de ses centres d’intérêts. La base Augure permet également d’identifier des sujets annexes afin de détecter d’autres influenceurs pertinents sur un sujet. L’ouverture basée sur des éléments qualitatifs est pertinente. Même si les outils permettent de valider par des éléments quantitatifs l’influence d’une personne, l’ensemble des intervenants sur le sujet ont tous pondérés leurs propos par des analyses qualitatives.

Comprendre et nuancer les éléments quantitatifs sont les clés d’une bonne stratégie de détection des influenceurs ! Trouver la bonne personne, avec le bon canal de communication pour lui délivrer le bon message au bon moment – et ce, sans se soucier de métrics, constitue le principal éléments de succès de relations publiques en ligne.

En ligne / hors ligne : relations institutionnelles déconnectées ? 

Je suis également allée à des conférences sur l’influence au sens strict du terme – telle que nous la connaissons dans les domaines des relations publiques et institutionnelles. Mais peu – voire même aucune, mais je ne suis pas allée à toutes – ont évoqué le pendant numérique de la question. Quid des questions sur le numérique et l’influence de la France, la normalisation, les relations institutionnelles ?. Si le numérique peut avoir un impact sur les décisions politiques locales – des citoyens peuvent par exemple interpeller leurs élus via des pétitions, ou les associations via des prises de position en ligne – elles semblent être anecdotiques pour les professionnels du secteur (voir également mon billet sur les réseaux sociaux locaux). Mais il est fort à parier que les interpellations numériques vont se développer, les affaires publiques devront de plus en plus considérer les opinions et relations numériques.

Enfin, ce fut également l’occasion pour moi de live-tweeter la journée et de me trouver dans le top 10 des influenceurs du jour par Augure ! Une mise en abîme sympathique. 

Les Influenceurs d’Influence Day 2014 – source : Augure