Il y a un an … freelance. Bilan à main levée.

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Il y a juste un an, je signai mon premier contrat en tant qu’indépendante. Une aventure professionnelle formidable, pendant laquelle j’ai pu concrètement mener des projets, de la négociation des contrats, à la livraison des études stratégiques en passant par la définition des besoins, la conception des études, la mise en place des outils, la production de l’analyse.

J’ai énormément appris de cette expérience, car travailler seul, c’est se remettre en question en permanence, s’interroger sur les meilleurs choix pour satisfaire son client. C’est aussi mener à bout de bras des projets, sans cadre prédéfini, sans filet. C’est aussi découvrir d’autres façons de travailler, avec ses clients. Comprendre leur fonctionnement, leurs objectifs même les non-dits. C’est écouter, analyser. Quelque part, je le faisais déjà dans mon ancien boulot, mais être indépendante, c’est faire des choix seul, prendre confiance en soi, définir un but précis pour la mission, dans une relation exclusive et privilégiée.

J’ai eu la chance de travailler avec des agences traditionnelles de RP, de communication digitales et d’instituts d’études, j’ai pu confronter mes propres méthodologies à des problématiques nouvelles. C’est apprendre des fonctionnements différents, s’adapter, faire preuve de souplesse, de compréhension, d’écoute, et établir une relation de confiance.

Etre indépendante, c’est aussi compter sur le bouche-à-oreilles, sur son réseau. C’est prendre le temps de découvrir de nouveaux professionnels, écouter des experts lors de conférences, les interroger, leurs demander d’apprendre d’eux. Se faire connaître, renouveler en permanence ses connaissance, aiguiser sa curiosité. Prendre le temps de participer à des salons, découvrir, faire connaissance, discuter, confronter ses points de vue.

C’est aussi découvrir les joies de l’ACCRE, de l’URSSAFF, du RSI, des différents régimes d’indépendants, de l’obscure administration. C’est déclarer son chiffre d’affaire, payer des charges, comprendre le fonctionnement global d’une entreprise, les codes NAF, les SIRET et SIREN. Chef d’entreprise, c’est consacrer un certain temps de son activité à l’administratif.

Cette année est passé à vitesse grand V. Ce fut un enrichissement permanent, j’ai appris 1000 choses, je remercie les clients qui m’ont fait confiance, les personnes de mon entourage professionnel qui m’ont entourée, encouragée et soutenue !

Aujourd’hui, une nouvelle aventure professionnelle s’ouvre à moi. Ravie, encore, de pouvoir allier information professionnelle, technologie et innovation.Et continuer à apprendre.

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De la fabrique de l’IE

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La fabrique de l’intelligence économique est un rendez-vous régulier, initié par l’Ecole de Management de Normandie et Grenoble Ecole de Management. C’est un rendez-vous dédié aux acteurs de l’IE au sens large, ouvert à tous, et dont l’objectif est de créer des connexions en faveur de la pratique de l’intelligence économique en France. 

Claude Revel, déléguée interministérielle à l’Intelligence économique, a inauguré en décembre le premier petit-déjeuner débat. On a abordé les thèmes du droit des affaires, de la mobilité des chercheurs, de l’organisation de l’IE au sein même de l’administration, de la coordination des régions, des normes, de l’accord de libre-échange avec les US, de la formation, des enjeux d’un cloud européen … autant de sujets passionnants qui illustrent la diversité des chantiers liés à l’IE. 

Eric Delbeque de l’INHESJ est intervenu pour la deuxième rencontre, la semaine dernière. Son discours, lié à son expérience, était davantage porté sur les relations commerciales internationales et l’influence, indispensable pour les entreprises. La formation des chefs d’entreprises, comme des étudiants est un sujet qui a également été soulevé, au même titre que le traditionnel duo Airbus/Boeing, les « barbouzeries », les enjeux liés à l’information stratégique, la politique industrielle européenne. Autant de sujets, complémentaires de la première rencontre, qui lient communication d’influence et stratégie d’entreprise. 

En février et en mars, deux rencontres s’annoncent également passionnantes, avec Alain Juillet (CDSE) et Philippe Clerc (CCI France).

Ces petits-déjeuners débats sont une très bonne initiative, d’une part pour la qualité des intervenants et d’autre part parce qu’il manquait selon moi un rendez-vous un peu informel dans le paysage de la profession, les acteurs se réunissant souvent en colloques, congrès ou salons. Un petit-déjeuner permet un rendez-vous rapide, régulier et accessible.

Lors de ces rencontres j’ai noté avec plaisir la volonté de tous les participants de rendre l’IE accessible à tous, étudiants, patrons de PME, d’entreprises du CAC40, agents de l’administration. Un travail collectif, des expériences concrètes et de terrain, au service de l’Economie.